mardi 2 décembre 2025

In English

 For my English-speaking readers, English translations of some of my works are available, generally in ebook format.






dimanche 23 novembre 2025

Résistance au mal


 Il est très difficile de résister au mal. D’abord, parce que le mal est attirant, il a souvent des couleurs chatoyantes, il promet, sans barguigner, tout ce que l’on veut. Tout d’abord, le mal en lui-même peut être désirable (cf. supra sur le rôle de la destructivité). Comme le disait Médée, « je vois le meilleur, je l’approuve et je fais le pire ». Les passions funestes obéissent toutes à cette logique. La volonté du sujet est anéantie et pourtant, il se croit le plus libre quand il cède à cette passion. L’ivrogne croit vouloir librement s’enivrer, faisait remarquer Spinoza : il se croit le plus libre au moment même où il est totalement assujetti à l’objet de son désir.

vendredi 31 octobre 2025

« No kids »


L’effondrement de la natalité un peu partout – seule l’Afrique résiste encore – est un signe. Comme l’homme de Neandertal, sapiens pourrait disparaître sans même avoir recours à une catastrophe nucléaire, par extinction lente, après avoir provoqué une extinction massive des êtres vivants sur notre planète. Toutes sortes de raisons sont avancées pour refuser de perpétuer l’espèce. Les femmes « émancipées » ne veulent se soumettre à la servitude de la maternité. Mettre au monde des enfants aujourd’hui est presque un crime contre la planète.

samedi 25 octobre 2025

A propos de "Mélenchon, le bruit et la fureur"

Cher Rodolphe Cart,

J’ai lu avec un intérêt soutenu votre livre consacré à Mélenchon, le bruit et la fureur. Portraits d’un révolutionnaire (éditions La nouvelle librairie). C’est un livre  dont je recommande chaudement la lecture parce que, prenant Mélenchon au sérieux, il s’efforce d’en retracer la cohérence par-delà les changements d’orientation à telle ou telle période d’une longue vie politique. L’examen des différentes facettes du personnage, dont vous faites une sorte de tomographie vous permet de donner une vision assez complète de sa pensée politique, sans vous engager dans des polémiques sur les pratiques réelles de Mélenchon aux différents moments de sa vie politique, sans vous engager non plus dans le récit de ses rapports avec ses amis, si souvent rejetés d’un simple twitt ou coup de téléphone définitif.

mercredi 8 octobre 2025

Lecture d’Anarchéologie. Fragments hérétiques sur la catastrophe historique par Jean Vioulac (I)


J’ai eu plusieurs fois l’occasion de dire combien j’estime le travail philosophique de Jean Vioulac qui est certainement un des auteurs dont je me sens le plus proche. Il est vrai que nous avons tous les deux une figure de référence commune, celle de Marx, que nous refusons de laisser enterrer sous les décombres de la vulgate du marxisme. Nos parcours se croisent et se recroisent. Mon dernier livre, Devenir des machines agite des thématiques qui sont bien proches des derniers ouvrages de JV.

samedi 16 août 2025

La fin du désir et l’érotiquement correct


Les questions sociétales, c’est-à-dire essentiellement les questions tournant autour du sexe, des rapports entre les sexes et de la mort occupent une place considérable dans l’espace public. Avoir des réticences sur le « mariage homosexuel » ou sur la « PMA pour toutes » vous condamne derechef aux enfers. Se met ainsi en place un « nouvel ordre érotique », pour parler comme le philosophe italien Diego Fusaro. Ce que je voudrais montrer, c’est que cet « érotiquement correct » s’inscrit pleinement dans le processus de « désublimation répressive » analysé voilà plus de soixante ans par Herbert Marcuse. Loin d’une libération de l’Éros, il pourrait bien en signifier le déclin, vaincu par les forces de Thanatos, cette pulsion de mort qui taraude la société capitaliste d’aujourd’hui.

lundi 4 août 2025

L'amour du tyran


"Les hommes combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut", disait Spinoza (TTP). L'amour du tyran est un phénomène massif et dramatique du siècle précédent et du siècle en cours. D'autant plus étrange que nous nous prétendons "éclairés" et "émancipés". Il me semble qu'un fil (rouge, je ne crois pas) relie l'amour de Staline, celui de Mao et celui de l'islamisme. Ce fil est la haine de la civilisation européenne - les sacrifices pulsionnels qu'impose la civilisation nourrissent cet haine dont Freud a très bien parlé. Ajoutons le poids écrasant de la liberté - il est si facile d'avoir un livre qui a toutes les réponses, un maître qui pense à votre place et un officier qui vous commande. Enfin la tyrannie offre, au moins par procuration, les jouissances du pouvoir sur les autres: si vous êtes un adepte du tyran, le mal qu'il cause est l'objet d'une jouissance de transfert. Entre le tyran réel et ses adeptes demeure une différence essentielle. Les tyrans réels tuent réellement, alors que leurs adoptent doivent se contenter du spectacle. Si Mao était Caligula, nous avons surtout eu droit, en Europe, à des Pères Ubu.



Il rivoluzionario professionista


Lenin ha inventato una delle idee più assurde che la teoria politica abbia mai concepito, quella del «rivoluzionario professionista», ovvero dell'individuo il cui mestiere è preparare e fare la rivoluzione. Il rivoluzionario professionista è, secondo Lenin, il portatore della coscienza di classe, colui che, in quanto membro del partito rivoluzionario, detiene la verità e solo lui può quindi dire ciò che il proletariato potrebbe esprimere se non fosse vittima della sua alienazione e rinchiuso nel suo ristretto pensiero “sindacalista”. Il rivoluzionario professionista ha dato il colpo di grazia a un movimento operaio già ampiamente incrostato nella burocrazia e nel dominio dei «sapienti», intellettuali borghesi di ogni genere. Si dovrebbe riprendere, da dove l'ha lasciata Édouard Berth, l'analisi dei Méfaits des intellectuels (I misfatti degli intellettuali).

mercredi 16 juillet 2025

Avec André Leroi-Gourhan


On doit à André Leroi-Gourhan, le grand paléontologue, d’avoir dégagé les principales étapes de cette révolution qui produit le genre humain.

L’hominisation est le premier processus, celui des modifications biologiques à partir des singes hominidés. La station verticale est le facteur décisif : l’histoire de l’homme ne commence pas par le cerveau, mais par les pieds, dût notre amour-propre en souffrir ! Cette évolution biologique est souvent attribuée, selon les dogmes en vigueur, à la pression sélective. Mais il n’est certain du tout que l’évolution des espèces ait pour seul facteur la pression sélective, comme l’affirme la théorie synthétique de l’évolution. Il y a une part de hasard considérable et beaucoup de mutations seraient neutres du point de vue sélectif, comme l’affirment les « neutralistes »[1]. On peut aussi imaginer des tendances à la complexité et une ligne évolutive de l’intelligence, en reprenant les thèses de Bergson qui sont injustement passées sous silence aujourd’hui[2]. Quoi qu’il en soit, il y a bien une évolution naturelle qui conduit au genre humain.

dimanche 29 juin 2025

La philosophie contre l'IA


L'épreuve de philosophie du baccalauréat 2025 fut classique. Parmi les sujets: « La vérité est-elle toujours convaincante?» Un professeur a eu l'idée de demander à chatGPT de rédiger sa propre "copie". Des professeurs sollicités donnèrent une excellente note à cette copie, entre 18 et 20! (voir la copie de chat GPT). J'ai sollicité l'avis éclairé de quelques collègues. Voici la réponse de Jean-Marie Nicolle.

mardi 24 juin 2025

Réflexions sur le droit international

 

Réflexions sur le droit international

Le droit international est régulièrement invoqué pour défendre telle ou telle cause. La nation qui vous déplaît est accusée de violer le droit international. Le problème est que nul ne peut dire réellement ce qu’est le droit international. Il existe de très nombreux traités, auxquels les États souscrivent… ou non, et auxquels ils se conforment ou non, quand ils les ont signés. Ainsi la Cour pénale internationale qui prononce des inculpations, des mandats d’arrêt, etc., n’est reconnue ni par les États-Unis, ni par la Russie, ni par la Chine, ni par Israël, ni par l’Iran. Mais l’Afghanistan est membre de cette CPI ainsi qu’un « État de Palestine » que de très nombreux pays, signataires ou non de la convention créant la CPI, ne reconnaissent pas…

samedi 7 juin 2025

L’abus de droit et de droits nuit gravement à la santé


On est en train de voter une loi pour le droit à mourir, ou plus exactement pour le droit d’être tué par une âme compatissante. On a mis en place depuis le longtemps le droit à changer de sexe (pardon, j’emploie encore des gros mots). À l’école, les élèves ont le droit à la réussite (égale pour tous). Les homosexuels ont le droit d’être homosexuels et les lesbiennes le droit d’être lesbiennes. À toute occasion, chacun exhibe ses droits et en toutes circonstances on fait appel au droit pour régler ses comptes avec ses ennemis du moment. Les lois se multiplient à n’en plus finir.

De la haine

La haine de la haine est devenue quasi universelle. Il faut traquer les discours de haine et même les punir. Un certain parti s’appellerait le RHaine, successeur du FHaine, deux surnoms qui devraient suffire à le discréditer. Comme on confond tout et que les mots n’ont plus beaucoup de sens, les haineux sont des « phobes ». Celui qu’on qualifie d’islamophobe est censé haïr les musulmans et même les persécuter par la parole – au moins – alors que les phobies sont des peurs névrotiques : les claustrophobes ne haïssent pas les portes… On confond trop souvent craindre et haïr.

lundi 19 mai 2025

Mourir, un nouveau droit !


Lors d’un échange sur « les réseaux sociaux », à mon post dénonçant le projet de loi légalisant l’euthanasie, j’ai reçu de nombreuses réponses, toutes révélatrices de l’ambiance « morale » de notre temps.

samedi 17 mai 2025

Marx était-il écolo? (Conférence à l'association "Les Remparts" - Avallon

 Conférence du 16 mai 2025.


Je voudrais citer en exergue cette phrase de Jean Vioulac dans Métaphysique de l’anthropocène :  « Marx avait dit que les révolutions sont la locomotive de l’histoire mondiale . Mais il se peut que les choses se présentent tout autrement . Il se peut que les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans ce train tire les freins d’urgence. »

La question que nous nous posons ce soir est au fond de savoir si Marx peut nous être utile pour réfléchir à la crise de l’anthropocène dans laquelle nous sommes entrés ou si on peut laisser son œuvre à la « critique rongeuse des souris ».

Pour écouter la conférence, cliquer ici

lundi 5 mai 2025

Individu et individualisme

Il est de bon ton de dénoncer l’individualisme de la société moderne, lequel serait la cause de la plupart des maux qui nous frappent. Mais cette rengaine ne nous aide pas à comprendre les crises auxquelles nous sommes confrontés.

lundi 28 avril 2025

En finir avec la modernité ?


Pierre Legendre fait des remarques sur la Shoah qui devraient nous interpeller. Nous manquerions la dimension institutionnelle de la Shoah en la réduisant à l’extermination des Juifs par les nazis. Il faut s’interroger sur la dimension la plus fondamentale de cette entreprise qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire connue.

vendredi 25 avril 2025

De l'existence du monde

Le monde n’existe que pour un sujet qui le perçoit, l’organise et se situe dans ce monde et même au centre de ce monde. Le monde en soi est une abstraction, vide de sens, en vérité. Elle peut se ramener à l’ensemble des phénomènes qui peuvent être subsumés sous des lois régulières, mais ce n’est pas un monde.

Droits des trans?

 Jadis, on disait que le Parlement britannique peut tout faire, sauf changer un homme en femme. La Cour suprême du Royaume-Uni vient de confirmer cet adage en arrêtant qu’un homme est un homme et une femme est une femme et que la distinction était fondée biologiquement – les chromosomes XY et XX sont donc considérés comme des marqueurs fiables du sexe d’une personne. Les honorables juges ont donc statué que ce qui est réel est réel et ce qui n’est pas réel ne l’est pas, nouvelle version du vieil adage du philosophe grec Parménide, « l’être est, le non-être n’est pas ».

samedi 19 avril 2025

Sur l"humanisme (III). Renaissance

 La Renaissance et l’humanisme semblent ne faire qu’un. Mais il faut se garder d’aller trop vite dans cette identification ; la Renaissance n’est pas toute humaniste et cet humanisme lui-même a des figures variées. L’humanisme italien et bientôt européen commencerait à l’aube de la Renaissance. Il est déjà désigné sous ce nom par Pétrarque et Boccace. Mais si on s’accorde pour y voir un ensemble de traits culturels et esthétiques relativement homogènes, on a beaucoup de difficultés à isoler un corps de doctrines morales, philosophiques et politiques ayant une consistance certaine. Les études sur l’humanisme renaissant ne manquent pas et on retiendra singulièrement les travaux d’Eugenio Garin. On connaît des approches de la philosophie de la Renaissance – par exemple celle de Maurice de Gandillac dans l’histoire de la philosophie de l’édition de la Pléiade ou celle d’Ernst Bloch[1].

mardi 1 avril 2025

Devenir des machines. Recension

Dans la revue Eléments, avri-mai 2025 n°213:

La technique, espoir ou danger ? On a déjà beaucoup écrit sur ce thème, et ce n'est pas fini. La question majeure, aujourd'hui, est celle du grand remplacement de l'homme par la machine. Comment passe-t-on d'un monde où l'outil prolonge la main à un monde où c'est la main qui prolonge l'outil ? La position critique de Denis Collin, proche de celle de Bernard Charbonneau ou de Günther Anders, est indissociable de son anticapitalisme, et c'est ce qui en fait l'intérêt. « La Machinerie, écrit-il, est le corps du capital et son âme est le fétiche par excellence, l'argent. » La dynamique du capital équivaut en effet au triomphe du «sujet automate », si semblable au marché libéral conçu comme une « société automatique » et autorégulée où les équilibres s'établissent d'eux-mêmes grâce à des mécanismes spontanés. Bien avant L'homme-machine de La Mettrie (1748), la science galiléenne visait déjà à réduire le vivant à ses composants inertes. Tel est aussi l'objectif du transhumanisme, quand il affirme que l'intelligence artificielle (qui n'est en réalité qu'une raison calculatoire : vitesse de calcul + capacité de mémoire) constitue une promesse d'autant plus crédible que le cerveau humain n'est lui-même qu'une machine. La conception machinique de la conscience et de l'esprit telle que la posent les neurosciences aboutit en dernière analyse àexpulser la nature et la vie du monde des humains. La rédemption de l'« homme augmenté » par le métissage neuronal apparaît ainsi comme l'annonce d'une société dominée par une caste nouvelle gonflée d'une volonté de puissance caricaturale qui, bien entendu, se réclame de l'élan faustien pour dénoncer les « romantiques » et les « néo-luddites ». Rappelons que dans le second Faust (acte V), on voit sans surprise Faust se rallier aux méthodes d'exploitation capitaliste.

Il ne faut pas se plaindre d'avoir perdu son âme quand on l'a déjà vendue

Alain de Benoist.

Denis Collin, Devenir des machines : 400 ans de soumission de l'homme à la machine, Max Milo, 319 p„ 21,90€.

  

mardi 25 mars 2025

Sur l'humanisme (II): Antiquité de l’humanisme

Zénon de Kition

La sagesse des Anciens n’est plus, au mieux, qu’un objet d’études pour érudits définitivement dépassés par le mouvement de l’histoire quand il ne s’agit pas d’horribles nostalgiques du patriarcat blanc dont tous les auteurs anciens seraient des archétypes. Le jeunisme est l’attitude la plus généralement défendue dans une époque où le progrès est incontesté et incontestable. Le progressiste est l’homme qui vous dit : avant ne vaut plus rien et ce sera bien mieux après. Selon une anecdote célèbre, Thalès, scrutant les étoiles ne regardait pas où il mettait les pieds et tomba dans un puits. Le progressiste, semblable à Thalès, ne regarde pas à ses pieds et tombe proprement dans un trou après avoir crié « on n’arrête pas le progrès ».

lundi 24 mars 2025

Sur l'humanisme (I) Introduction

Introduction


Dans les années 1960 et 1970, on a entrepris de se débarrasser de l’homme, philosophiquement parlant. Michel Foucault, dans Les mots et choses, annonçait sa disparition, telle sur le rivage une image de sable. La mode était à «l’antihumanisme théorique» et Althusser, à l’époque gourou de la rue d’Ulm, reconstruisait un Marx de son invention, spécialiste des «procès sans sujet(s) ni fin(s)», un Marx créateur d’une nouvelle science, «la science de l’histoire», totalement opposé au «jeune Marx» humaniste. Dans un autre recoin d’une vie intellectuelle fertile en innovations baroques, Deleuze et son ami Guattari détruisaient notre petite cuisine familiale freudienne pour la remplacer par des branchements de «machines désirantes». Ce temps semble lointain, mais, pour une fois, la philosophie n’avait pas fait l’oiseau de Minerve qui ne s’envole qu’au crépuscule (Hegel), mais elle avait poussé le cri de la chouette quand le jour venait tout juste de se lever.

samedi 8 mars 2025

La négation de l’humain


 Si nous voulons comprendre comment les humains, capables d’entendre le message de Confucius, de Bouddha, d’Aristote ou du Christ, sont aussi capables du pire, au point de faire douter de cette espèce humaine si fière d’elle-même, alors nous devons rentrer dans les méandres de la tragédie humaine et restituer, à grands traits, le processus qui conduit à la perte de l’humanité de l’homme.

mercredi 26 février 2025

Devenir des machines: interview dans *Marianne*

 Dans « Devenir des machines » (Max Milo), le philosophe marxiste Denis Collin explore les effets sociaux du développement technologique, de la machine à vapeur à l'intelligence artificielle.

Il y a environ 400 ans, des philosophes comme Francis Bacon ou René Descartes avançaient que le développement des sciences – issu notamment de la révolution copernicienne – et des techniques profiterait au plus grand nombre et guiderait l'humanité vers le meilleur des mondes possible. Pour le penseur français, nous devrions même nous rendre « comme maîtres et possesseurs de la nature ».

vendredi 31 janvier 2025

jeudi 30 janvier 2025

Le caractère sacré de la vie

 

Qu’est-ce qui est sacré ? La démarche de Dworkin


Ronald Dworkin (1931-2013) est un important philosophe du droit américain. Ses livres comme Law’s empire ou Taking rights seriously tentent de sortir des dogmes du positivisme juridique et rétablissent un lien nécessaire entre le droit et les principes moraux. Sovereing Virtue (2000), défend l’égalité dans la même optique que le libéralisme politique rawlsien. Dans Life’s Dominion (1993), il se confronte en tant que « libéral » (américain) aux conservateurs sur les questions de l’avortement et de l’euthanasie.

dimanche 19 janvier 2025

Faut-il vraiment croire dans la politique?

Au soir de ma vie, j’éprouve le besoin de regard un regard rétrospectif sur ce qui m’a grandement occupé pendant plusieurs décennies, à savoir la politique. Ce bilan que je me sens contraint de présenter est aussi largement celui de toute une génération, ceux qui, jeunes en 1968, sont tombés dans le bain « révolutionnaire ». On peut penser que c’est un peu présomptueux de vouloir parler au nom d’une génération et c’est pourquoi je m’en abstiendrai. Ce texte est écrit à la première personne. D’autres pensent et penseront tout autrement.

Les stades de la conscience morale selon Lawrence Kohlbert

  Voici un résumé de la théorie des stades de la conscience morale, telle que la conçoit Lawrence Kohlberg – un des spécialistes de la psych...